Panique à bord du vol AA64
A son arrivée à Kloten hier, Olivier Schäublin a été accueilli par un autre hockeyeur, son ami Lovis Schönenberger.
Des flammes dans les toilettes du vol American Airlines reliant New York à Zurich ont obligé l'avion à se dérouter sur Halifax. Présent parmi les passagers, le hockeyeur Olivier Schäublin témoigne.
«Oui, j'avoue, j'ai eu très peur quand la fumée a envahi la carlingue. Mais les stewards et les hôtesses ont réagi de façon vraiment professionnelle malgré leur évidente nervosité. Cela nous a calmés, surtout quand nous avons remarqué que l'avion continuait de voler sans difficulté.»
Olivier Schäublin, 31 ans, ex-défenseur du LHC qui va jouer la saison prochaine pour le club de hockey de Sierre, faisait partie des 210 occupants du vol AA64 détourné mardi sur Halifax (Canada). La raison: des flammes provoquées par un ventilateur défectueux s'échappaient de l'une des cabines de toilettes. «Imaginez: la fumée était si dense dans la carlingue que l'on n'y voyait pas à trois mètres, les masques à oxygène sont descendus», renchérit un autre rescapé, Ivan Lagator, 24 ans, un monteur électricien de Stäfa (ZH), qui n'en revient toujours pas d'avoir échappé à une catastrophe. «Soudain, on nous a annoncé que nous allions atterrir à Halifax. J'ai pensé: «encore ça en plus», et je me suis souvenu du crash du vol SR 111 dont personne n'avait réchappé après que de la fumée ait été signalée à bord.»
Le vol qui avait démarré sans histoire mardi à 5 h 55 de l'aéroport JFK à bord d'un Boeing 767-300. Mais moins de deux heures plus tard, des flammes s'échappent des WC. La fumée s'engouffre dans la carlingue par la porte ouverte. Des hôtesses réussissent à enrayer l'incendie avec un extincteur. Une personne a été gravement incommodée, probablement plus à cause du stress que de la fumée.
«A bord c'était la panique, des gens criaient, d'autres restaient étrangement calmes», renchérit le copain d'Ivan, Pascal Criado, 22 ans, lui aussi monteur électricien à Stäfa. Quant à Myriana, la maman d'Ivan, elle n'est pas prête d'oublier le coup de fil d'Ivan qui l'a réveillée en pleine nuit. «Il était plus de 1 heure du matin. Mon fils m'a dit en plaisantant qu'il était descendu à Halifax pour boire un café. Après, il m'a raconté le feu, la fumée, les cris de panique des autres passagers, j'ai senti qu'il était en état de choc, j'ai alors réalisé qu'il avait échappé au pire. A mon tour, j'ai alors été gagnée par la panique en imaginant ce qui aurait pu se produire.»
Les passagers ont été pris en charge par un vol supplémentaire d'American Airlines au départ d'Halifax et sont arrivés hier à 15 h 13 à Kloten.